Pourquoi Lemon-Squeezer Factory ?

Après de noooombreuses questions à ce sujet, je voudrais revenir sur ce nom qui fait tant parler.

Il est vrai, qu'il (ce nom) m'est toujours paru naturel, mais quel est vraiment le lien entre le citron/presse-citron et les bérets ?

Cela nous oblige à revenir un peu sur mon parcours de vie; je grandis en Île-de-France, proche d'une grand-mère paternelle parisienne très coquette et passe mes vacances d'été au Pays Basque dont ma grand-mère maternelle est originaire (proche Saint-Jean-Pied-de-Port pour ceux qui se poseraient la question). Le rapport ? Les deux portent le béret, et par extension je le porte aussi, parce qu'entre celui en angora à motifs léopard de Paris et le béret rouge des fêtes Basque, cette pièce fait dorénavant partie intégrante de mon ADN.

Passionnée par le stylisme et par les arts plastiques, je dessine, photographie, écrit et... coud. Finalement, au collège, je lance mon premier micro-business de broches en feutrine (que mes camarades s'arrachent)... Lemon-Squeezer Factory. Ce nom sort de nulle part, si ce n'est que j'aime le citron. À treize ans, et déjà la fibre entrepreneuriale.

À 16 ans, je découvre dans un centre d'orientation que le CAP Mode et Chapellerie existe et décide d'ores et déjà que je l'intègrerai par tous les moyens à mon parcours scolaire. Je suis à ce moment-là persuadée que j'irai au Beaux-Arts pour devenir plasticienne mais fan de Alice aux Pays des Merveilles, l'idée de devenir Chapelier Fou me plaît bien.

autoportrait datant de 2011

Bac en poche, je débouche sur une prépa en arts appliqués pour tenter de raccrocher à des études de costume et finalement arrive en CAP au lycée La Source de Nogent-sur-Marne, spécialisé dans les métiers du textile autour de la scène (tapisserie, costume, ameublement, etc). Nous sommes dix en classe, je suis la plus jeune et la moins expérimentée, mais assez motivée par le sujet, je décide de m'accrocher.

Notre première réalisation est un béret coupé-cousu. Si vous voyiez mon premier modèle... Une catastrophe ! Je partais de quasiment zéro en couture, sur une machine que je ne connaissais pas du tout, c'était extrêmement frustrant. Après une année difficile, je décroche le diplôme à très peu de chose et embarque pour un BTS Métiers de la Mode et du Vêtement au lycée Elisa Lemonnier, dans Paris. Ces deux années me permettent d'améliorer ma technique, je ne suis toujours pas top modéliste, mais je me perfectionne tout de même. Ces deux années me confortent dans l'idée de revenir à du travail artisanal et plus spécifiquement au chapeau.

C'est donc ce que j'ai fait, depuis 2018 jusqu'à aujourd'hui, et plus spécifiquement depuis mars dernier à temps plein.

Et c'est là que je vais vous révéler la réponse au titre de cet article; tout d'abord, j'apprends pendant mon année de CAP que mon arrière grand-mère paternelle était modiste (!!!) mais surtout, après de grandes réflexions autour du fait de garder ce long nom qu'est Lemon-Squeezer Factory je découvre que... le lemon-squeezer est le nom d'une forme de chapeau. Il est porté par les garde-forestiers néo-zélandais et ressemble à un presse-citron, avec un long bord, pincé en haut de la calotte.

J'aimais bien cette coïncidence. Le nom est resté.

Pour en savoir plus sur l'upcycling dans ma démarche, cliquez ici

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